jeudi 25 avril 2019

Ce grand charmeur de Jean-Pierre Marielle



Allez ! venez mon ptit, on va aller se prendre un café en face ». Nous venions de terminer l’émission « Secret de star » animée par Isabelle Quenin sur France Inter. Elle m’avait embauché pour faire un portrait de la star qu’elle interviewait. Pendant un an, je suis venue à Paris toutes les semaines pour participer à cette émission et passer derrière le miroir de la célébrité. Le but étant de de pousser une vedette dans sa vérité plutôt que dans sa représentation.

Je n’ai pas retrouvé les notes que j’avais prises pour préparer l’émission. De toutes façons, je n’arrivais jamais à les lire, prise par le face à face avec l’être vivant et non son image. Que lui ai-je dit ? Je me souviens que nous avons beaucoup ri et qu’ensuite dans ce fameux café en face de la Maison de la Radio, c’est lui qui m’a interrogé, tout à fait étonné par ce que je lui avais dit de lui-même, alors qu’il était venu participer à cette « foutaise » car il fallait bien faire la promotion de son dernier film.

Je lui ai sans doute parlé d’un homme beaucoup plus complexe que l’apparence de dilettante derrière laquelle il s’abritait. Beau profil aérodynamique d’un homme qui a toujours besoin d’aller de l’avant, de projet de nouveauté pour fuir tout ce qui pourrait être routine et ensablement.  


Lui ai-je dit que son étage instinctif, celui de l’accrochage dans le réel, dans le faire, la réalisation des projets lancés par son étage cérébral dominant, n’était pas à la hauteur de ses aspirations, de ses rêves. Et que c’est la douceur de ses yeux aux paupières supérieures lourdes d’un peu d’atonie qui lui avaient fait choisir l’interprétation plutôt que la mise en œuvre.



Cet étage cérébral finement sculpté, s’il avait été sur un autre visage, aurait pu lui donner envie de faire des études d’ingénieur ou d’architecte, il en avait les bosses sus-orbitaires, les sourcils fournis près de l’œil un peu enfoncé. Il en avait aussi le creux de réflexion juste au dessus qui donnait l’arrêt suffisant dans l’analyse approfondie des termes du problèmes et la grande zone imaginative pour en faire une synthèse, trouver des solutions innovantes, bâtir un projet, une stratégie.
Mais, mais, cet étage instinctif un peu plus étroit et son aérodynamisme lui donnait la bougeotte et la lassitude devant tout ce qui durait trop longtemps. Je me souviens qu’il me à ce propos, « c’est vrai, j’ai un total manque d’ambition ! »

La bouche douce, les yeux plus rêveurs et surtout ses magnifiques narines fines, vibrantes, corrélatives d’une sensibilité ardente, révélaient une composante féminine permettant l’interprétation d’un personnage, obligatoire pour un acteur. C’est sans doute la raison qui l’a amené vers le Conservatoire et une vie d’acteur contrastée et bien remplie.

Son étage affectif important au nez puissant (enfin un vrai nez adulte et conquérant ! 😊) révélant une grande générosité de cœur mais aussi un recul lui permettant de se protéger, d’avoir la distance nécessaire, la pudeur et l’humour pour ne rien dévoiler de sa sensibilité.

Il s’est marré de mon insistance sur sa sensibilité, lui qui jouait à merveille les personnages bourrus, tout d’une pièce, voire un peu primaires. C’est sans doute ce qui m’a valu ce moment délicieux au café et l’intérêt de Jean-Pierre Marielle pour la morphopsychologie, dont il me dit, séducteur comme toujours, que mon analyse avait été fine et intelligente, beaucoup plus profonde que ce à quoi il s’attendait. Et oui, pour charmer, il faut flatter, et je le fus tout à fait ! C’est vrai qu’avec sa voix, ma conquête le temps d’un café, fut totale !


Et Aussi mon souvenir hilare et attendri de Jean-Pierre Marielle totalement addict aux fesses des femmes dans les « Galettes de Pont-Aven »

jeudi 14 mars 2019

Ilham KADRI PDG de Solvay, exemple d'intégration des "deuxièmes génerations"



Vous savez combien je suis attachée à montrer combien les « deuxième génération » peuvent réussir de façon éclatante dans leur pays d’adoption et en faire alors la fierté. Ilham Kadri qui vient d’être nommée PDG de Solvay, un géant de la chimie, en est un éclatant exemple.  Je n’en reprendrai pas le parcours qui est très bien expliqué dans l’article de Jacques SAYAGH dans l’OUEST FRANCE du 1er mars et que je vous retransmets en intégralité. Je ferai un portrait morphopsychologique. Comme d’habitude, en ne me référant qu’à mon analyse et non à ce que l’on peut savoir d’elle par les médias.

Que remarquons nous d’abord dans un descriptif rapide ? Les éléments de dilatation dans les trois étages du visage sur un fort aérodynamisme du profil. Il est bien « tenu » par des éléments de recul et de fermeté qui permettre de freiner une nature qui pourrait être impulsive et envahissante sans cela. L’élan de la vitalité va s’exprimer dans tous les secteurs de sa personnalité.

Ses bases physiques lui donnent la santé, le besoin d’imprimer sa marque dans le monde, de conquérir un territoire avec fougue et panache. Les éléments relationnels que l’on repère dans le grand triangle de communication au communicateurs charnus mais tenus et qui obéissent à une intelligence éclectique et une générosité de cœur qui va réchauffer et humaniser ses relations.

Les trois étages volumineux par l’ossature mais aussi par les communicateurs, donnent des besoins exigeants de comprendre, d’expliquer, d’enseigner avec une sensibilité aux besoins de l’autre, un réel désir d’aider et de comprendre qui doit la faire beaucoup apprécier mais peut-être aussi jalouser par ceux qui ne savent pas allier, comme elle, le savoir, le savoir dire et le savoir être. La mandibule solide va être en corrélation avec une volonté affirmée de réaliser ses aptitudes et talents, de l‘endurance pour le faire. La bouche plus douce alliée au désir de plaire de l’étage affectif va en faire une diplomate charmante, vive et adaptative.

Sur le plan intellectuel, la grande expansion de la partie haute de son visage montre ses intérêts larges d’absorber les informations dans de nombreux domaines. Le difficile doit être de se refreiner à ce qu’elle est capable de traiter dans le temps qu’elle s’est imparti. Heureusement les yeux, légèrement enfoncés vont effectuer du tri et organiser tout cela. Les autres éléments de recul, un peu sur les sinus maxillaires et la lèvre supérieure reculée aussi. 
 On aperçoit bien ce qu’on appelle une différenciation du front, c'est à dire un léger creux au-dessus des bosses sus-orbitaires un peu saillantes. Ce creux montre un arrêt dans la pensée qui permet la réflexion et l’organisation de la pensée. Ilham a fait ses études en France, il a donc bien fallu qu’elle s’adapte au système très cartésien de la pensée universitaire. Et cette obligation d’organisation, de méthodologie exigeante a sculpté son front de cette façon. Heureusement elle a gardé le dôme de la région imaginative, réservoir de rêve, de créativité stratégique et même de réception spirituelle.

Attention cependant, vous repérez les rides verticales entre les sourcils, indiquant une obligation de concentration sur ce qu’elle doit observer et étudier. Cela peut diminuer ses capacités intuitives. Elle doit être très attentive à recharger ses batteries, bien se détendre en dehors du travail, se donner des plages de rêverie récupératrice en échappant à tous les problèmes auxquels elle doit faire face. A son niveau maintenant, dirigeant une très grande société et un siège, où comme dans tous les lieux de pouvoir, tous les coups sont permis, où la cour et les politiques ont souvent plus de pouvoir que les efficaces, en tordant la réalité à leur avantage. Elle a intérêt effectivement à être d’une vigilance d’écureuil qui ne dort jamais, pour ne pas se faire croquer par ces grands prédateurs.

Bonne chance Ilham, que vos dons puissent s’épanouirent et aider vos collaborateurs à faire de même. Ne perdez pas votre âme ,comme tant de dirigeants qui se sont fait avoir par leur volonté de puissance et leur courtisans.



mercredi 6 février 2019

Jean-Luc Van den Heede remporte La Golden Globe Race en sept mois et à l'ancienne


Après sept mois de lutte dans les océans, Jean-Luc a remporté La Golden Globe Race, le 29 janvier 2019 en arrivant au Sables d’Olonne, bouclant son tour du monde à bord de son Matmut en 211 jours 23heures et 12 minutes ! 


J’ai écrit cet article il y a 15 ans lors du Vendée Globe 2004. VDH avait donné une conférence sur son tour du monde à l’envers à un groupe de chefs d’entreprise dont j’animais le club APM (Association pour le Progrès du Management). L’actualité de l’arrivée de VDH le 29 janvier 2019 après un tour du monde à l’ancienne, m’a fait creuser dans mes archives pour retrouver cet article.  Le privilège de l’avoir devant mes yeux, de discuter avec lui toute une journée, m’avait permis de me régaler à prendre des notes sur sa morphologie et les réponses aux questions que nous lui posions. Elles résonnaient sur les interrogations et les interprétations que j’en tirais.
Sa vie, qu’il nous racontait, était une vraie leçon de maturité, un parcours initiatique comme celui d’Ulysse.  Celui du chemin que peut faire un homme en affrontant les démons d’une mer imprévisible et ses propres démons, en les transcendants pour faire une œuvre qui donne un sens à sa vie.
Mes notes éparses voyaient d’abord la forte avancée du visage devant les oreilles, un profil aérodynamique comme celui d’un voilier fait pour fendre les flots. La mandibule, le nez impérial et le front oblique accentuant la signature de l’homme d’action. Ce besoin dynamique d’explorer se retrouvait dans son vocabulaire : « avancer, progresser, ne jamais être dans la routine, se dépasser, découvrir des horizons nouveaux. »  Puis d'autres termes apparaissent, en particulier celui de "jamais personne ne m'a dicté ma conduite" qui m’interrogeaient sur le besoin de l’affirmer plusieurs fois dans la journée.

Raisonnons un peu sur les hypothèses que nous suggère une étude morphopsychologique.

Son ossature maxillo-faciale aérodynamique (rétraction latérale) est particulièrement solide. C’est un grand "bestiau" d'un mètre quatre-vingt-sept qui doit peser autour des 100 kg. Cette carrure d'homme solide impose déjà le respect, avant même de l’écouter. L’aérodynamisme va correspondre au tempérament du nomade, de l'explorateur. L'horizon se présente comme un défi à dépasser. L’alliance avec l’ossature puissante va entrainer inconsciemment un profond désir de conquérir un territoire et de le défendre, un besoin d'emprise, de contrôle sur les personnes, les éléments et les évènements. Désir instinctif et reptilien de vouloir diriger, même si d'autre parties plus "évoluées" de sa personnalité modulent ou même inversent une forte volonté de puissance. Elle ressortira en cas de stress et de danger, surtout si son leadership est remis en question. Dès que quelqu'un cherche à le dépasser, le premier réflexe est d'appuyer sur l'accélérateur et de remettre en place l'impertinent.
C’est la racine de sa "gagne", un sens instinctif de capacité à réussir, un optimisme fondamental, qui fera qu'aux pires moments, la 'tripe" lui fera donner un coup de collier, un sursaut, un deuxième souffle pour survivre et faire survivre ceux qui l'entourent.

Sur cette base première (au sens où c'est le cerveau reptilien qui la commande, les gènes plus que les chair au modelé plat ondulé. L’épaisseur de muscle, de graisse et de peau qui se place entre l’os et l’environnement, c'est à dire entre notre inconscient, notre "ça" (l’ossature) et le monde dans lequel nous vivons est modelé par l’historique de la personne. Le fond brutal et agressif de Jean-Luc est enrobé par du charnu. Les méplats latéraux et frontaux montrent comment le milieu à contenu cette pression, l'a canalisé par une éducation qui oblige un petit garçon plein de vigueur à se contraindre à obéir à un certain nombre de règles du jeu. Mais il y a une harmonie dans ces pressions contraires, elles s'équilibrent montrant que les deux forces n'entraient pas forcément en conflit (nous verrons plus loin que cela a dû se gâter à l'adolescence).
couchent plus socialisées de la personnalité), nous avons une

Pour la communication nous savons que nous allons avoir des informations par le "triangle de communication"(bouche-nez-yeux) qui est grand par rapport à la largeur du visage. Cela indique des besoins d'échange importants que dynamise la tonicité des communicateurs et l’aérodynamisme général, ainsi que la puissance du nez. Corrélation avec un besoin de convaincre, de persuader son interlocuteur de son point de vue, de la justesse de son système de valeur (à une autre époque, il aurait pu être missionnaire, mais à la nôtre il faut convaincre des sponsors !)
Les trois étages semblent dans un très bon rapport d'équilibre, et il est difficile d'en mettre un en
avant. Cet équilibre est aussi le garant d’un bon aller-retour entre la conception (Etage cérébral), le désir et la communication (Etage affectif et triangle de communication) et la capacité de concrétiser, s’affirmer, résister (Etage instinctif).

L'étage affectif semble prédominer en largeur et en hauteur, mais de profil on voit bien le recul du  S’y oppose le nez magistral, puissant projeté, bossué qui l’amène à s'imposer dans la relation, à diriger l’autre, avec un besoin généreux d'aider. Ceci est nuancé par la bosse sur le nez, sa dérive vers la droite et de la dissymétrie d'ouverture et de tonicité des narines. A ce niveau d'analyse, nous pouvons dire que les motivations affectives sont importantes, autant dans le besoin d'aller vers l'autre, d'être utile, de l'aider à aller mieux, de transmettre ses apprentissages. Un besoin de sauver l'autre, impérieux et même héroïque est dans l’ADN de la rétraction latérale.
"plancher du nez" (la rétraction latéro-nasale), qui écrase et retient cette expansion. Du coup, ce frein amène la personne à s'individualiser, à rechercher une introversion, un besoin de moments de solitudes pour se retrouver.


L'étage cérébral est vraiment oblique (par des bosses sus-orbitaires importantes qui surplombent les yeux), assez large, souplement et subtilement différencié (très léger creux au-dessus de ces bosses),
indiquant une pensée rapide, primesautière, sensorimotrice (= je trouve les solutions au fur et à mesure que les problèmes se présentent, par essai et erreur). Le grand enfoncement et rapprochement des yeux, va nous monter l'effort de concentration, de recul et de sélectivité qu'il s'est imposé dans la prise d'informations. Il ralentira le travail intuitif de la pensée, pour l'amener, avec la différenciation du front, le recul des sinus maxillaires (rétraction latéro-nasale) et la fermeture de plus en plus forte de la bouche au cours des années, à un très grand effort d'analyse des situations, de recul pour donner le temps à la pensée d'envisager toutes les solutions possibles, les mieux adaptées à la question à laquelle il se confronte.
La zone imaginative est haute mais limitée par un épi saturnien, élément indiquent une rétraction  
dans cette partie, c'est à dire une diminution du champ d’évasion de l'imagination et du rêve, pour le ramener à quelque chose de plus structuré et cartésien. Les golfes solaires, expansion de la zone imaginative sur le côté du cadre va nous indiquer comment en situation de vigilance abaissée, il peut se laisser aller à dériver dans le rêve, la contemplation, l'aspiration à une échappée du matériel, à un besoin de transcendance et de spiritualité (très personnelle évidemment, puisque c'est sa marque de fabrique).
 La mandibule (l’étage instinctif) est légèrement plus étroite, mais très projetée en avant (rétraction latérale) avec un menton détaché et large qui tel l'étrave d'un bateau veut conquérir, explorer, être le premier. Qu’il soit légèrement moins large que les pommettes va indiquer que la capacité à tenir un effort aussi ambitieux que le menton l'indique est difficile. Le suivi le lasse (ne parlons pas de la routine). Avant d'arriver à la ténacité qu'on lui connaît, il a dû lancer des actions innombrables qui n'ont pas abouties, car le désir s'émoussait devant la longueur du temps qu'il fallait pour atteindre l'objectif décidé dans l’enthousiasme du projet, de l'envie. En fait, c'est à la rétraction frontale progressive, en particulier à la fermeture de plus en plus sévère de sa bouche, qui indique l’apprentissage de la ténacité volontaire. L'effort vers la continuité dans le temps se marque aussi par la forte ride de concentration sur le côté droit de son front. Il veut aboutir, malgré ce qu'il lui en coute d'abandonner d'autre envies ou coups de cœur. Il renonce, fait des choix, mais va jusqu’au bout maintenant. Cela n'a pas dû se faire sans douleur. C'est le résultat de privations auto-imposées pour atteindre l'objectif décidé, de choix cornéliens qui lui ont chaque fois brisé le cœur (que nous savons particulièrement aimant).
L'épaisseur de l'homme, sa détermination, sa capacité à démontrer sa fiabilité en proviennent, il fait ce qu'il dit et ce qu'il a décidé, il assume ses responsabilités contre vents et marées (c'est vraiment le cas de le dire).
Attention, son visage aérodynamique (rétracté latéral) indique que la responsabilité est plus vis à vis des challenges, des désirs qui le font vivre et le projette dans l'avenir, dans le projet, que dans une responsabilité plus terrienne qui l'attacherait à un piquet. Une compagne et des enfants ont dû apprendre qu'ils sont plus présents dans son cœur et dans sa pensée, qu'auprès d'eux, dans le quotidien. Le quotidien, monotone et répétitif n’est pas fait pour lui, il s’en lasse très vite.
Cependant, le sens chevaleresque, le besoin de reconnaissance sur les valeurs de courage, de ténacité et de responsabilité l'amène à un grand respect de la parole donnée, à un engagement total dans ce pour quoi il se missionne. C’est pour cela qu’il peut paraître plus proche et chaleureux avec des étrangers qu’avec sa famille et ceux qu'il aime. Ils font partie de lui, du coup, il peut les traiter un peu comme lui-même, à la dure et sans ménagement. La vie de couple et de famille est le lieu des difficultés et des contradictions pour tous les humains. Pour lui, l'affection des proches a tendance à réveiller en lui les vieux démons de la peur d'être influencé, dirigé, contraint. Il peut alors s'ébrouer de façon assez vigoureuse, partir faire un tour en mer, ou chercher des allumettes pendant un certain temps.

C’est là où la morphopsychologie montre sa complexité répondant à la complexité humaine. Nous ne sommes pas que nos gènes, notre hérédité ! Comme tout être vivant nous sommes aussi le produit de notre histoire, de notre terroir, de notre régime alimentaire, de notre climat. L’épigénétique confirme cela. Nous voyons bien dans notre glace, tous les matins, l’effet de notre humeur, de ce que nous avons mangé et bu le soir avant, l’avancée du temps sur notre peau et le modelé.

L’interprétation, avec cette abondance de paramètres, devient très subtile et compliquée.
Avez-vous remarqué la lèvre supérieure surplombante qu’il cache sous sa moustache. Cette survivance de bouche juvénile, fossile d’une enfance mal sevrée indique aussi une incomplétude qui explique un peu son besoin de « se tirer ailleurs » pour ne pas être confronté à ce qui est plus fragile en lui, un endroit de dépendance que ni son caractère ou son intelligence ne peuvent accepter. Cette difficulté se résout-elle peut-être aussi dans son amour pour une mer-mère universelle qui le berce dans son sommeil, même si c’est parfois un peu trop vigoureusement. Ce fond de dépendance peut aussi être une des composantes de son caractère héroïque. Le héros n’est jamais loin du petit garçon qui voulait être admiré par sa maman.

Il est toujours touchant de constater qu’à la source des plus beaux exploits, ce sont souvent des failles qui les ont provoquées par une sorte de rétablissement compensatoire des difficultés éprouvées. Je comprends mieux pourquoi il insistait tant sur le fait que "jamais personne ne m'a dicté ma conduite". S’il n’avait pas tant besoin de prouver son indépendance, il ne penserait même pas à le mentionner. Son indépendance est effectivement une victoire permanente sur lui-même et l’aiguillon de ses exploits.

dimanche 11 novembre 2018

Quelle Marianne voulons nous ?

Quelle Marianne voulons-nous ?
Regardez cette nouvelle Marianne que nous ont choisis des communicants bien en cour et bardés de diplôme de marketing (1) .

Comme elle est mignonne et charmante. Représente-t-elle les qualités que l’on souhaite à une adulte autonome, bien dans sa peau et dans ses talents mis au service de la communauté, avec intelligence, diplomatie et rayonnement féminin ? Et oui, cette nouvelle image est marquetée par les communicants ! On prend celle qui a été décrétée la plus gracieuse sans se rendre compte que de privilégier le côté « charmante » n’est pas forcément valorisant pour la France et au moins, la moitié de sa population. Faisons un petit portrait morphologique de cette adorable Marianne, avec le peu d’éléments que nous avons : Un profil, stylisé. Heureusement ce profil est projeté en avant
des oreilles par un aérodynamisme (rétraction latérale, en vert) qui lui donne un besoin d’action, de progression et de se tourner vers l’avenir, le projet. Mais ensuite on remarque tout de suite cette bouche ouverte avec une lèvre supérieure qui surplombe l’inférieure. On la trouve chez les bébés, puis les enfants qui ne sont pas suffisamment socialisés, c'est à dire qu’ils croient qu’ils ont le droit de réclamer tout ce qu’ils veulent, quand ils le veulent. Je pense que si cette jeune femme représente la France, ce n’est pas son meilleur côté. Car il est vrai que
nous observons une opinion souvent très " bébé ". Elle veut tout, tout de suite, sans se demander si c’est possible. Elle considère l’Etat comme une mère au sein inépuisable. Les partis politiques, relayés par la presse, ont intérêt à exciter cette part de nous, pleine d’illusions idéalistes, en espérant que l’on votera pour les promesses faites dans leurs discours. Personne ne peur les tenir, car ils savent bien qu’ils sont irréalistes. Que trouve-ton encore chez notre gracieuse Marianne ? Un joli nez
« mutin », légèrement retroussé (en rose) qui va dans le même sens enfantin que la bouche, c'est à dire une immaturité qui fait demander à être prise en charge, nourrie et protégée, plutôt que de se donner le mal de travailler pour l’obtenir.
 L’immaturité de la personnalité, le manque de principe de réalité entraine à se chercher des excuses pour expliquer ses erreurs et difficultés. Etre adulte, c’est se donner les moyens, en faisant des efforts pour améliorer peu à peu les éléments de sa personnalité. C’est ce qui permet de développer une confiance en soi-même et d’exprimer ses qualités.

Les qualités de cette Marianne, on va les trouver dans son dynamisme, que nous
avons vu plus haut, et la corrélation entre son joli front, légèrement sculpté avec des yeux qui s’enfoncent un peu et des capacités de jugement et de raisonnement. L’intelligence est une fonction globale de la personnalité. Quel que soit un don, s’il n’est pas patiemment travaillé pour en faire un atout constructif il restera une « sale manie » comme nous chantait tonton Georges Brassens.
Des talents intellectuels qui ne sont pas canalisés peuvent se perdre comme on le voit avec des enfants surdoués, précoces qui deviennent autodestructeurs.
 Combien de femmes sont possédées par une logique destructrice pour démontrer son incapacité à leur compagnon ? Elles leur ont pourtant délégué leur réussite professionnelle et sociale, plutôt que de se relever les manches et de se lever tous les matins pour assurer leur autonomie et en donner l’exemple à leurs enfants. Celles qui ont eu la chance de pouvoir rester à la maison pour s’occuper de leurs tout- petits, n’ont plus d’excuses d’y rester, quand ils vont à l’école. L’idéal serait évidement de pouvoir lier les heures de travail avec les heures scolaires et d’avoir des conjoints qui partagent vraiment les tâches d’éducation, d’entretien et de voiturage. On y arrivera !

Vous avez-vu les adjectifs que j’ai employé pour décrire cette nouvelle Marianne et qu’ont sans doute retenus ceux qui l’on choisie ? Mignonne, gracieuse, avenante, charmante, adorable, attirante, jolie, mutine, pourquoi ne pas ajouter écervelée, frivole et capricieuse comme une plume au vent. De nombreux hommes, pas plus matures qu’elles, se sentent tellement plus fort et intelligents avec une femme qu’ils veulent voir comme une poupée docile qui « ne leur prend pas la tête ».

 Est-ce vraiment la femme que nous voulons pour nous représenter ?

Lors de la coupe du monde de football, nous avons été fiers de nous voir représenter par une équipe jeune dont on a vanté la maturité. Alors sage, bienveillante et courageuse Marianne, serrez un peu les dents pour discipliner votre ardeur et vous construire une vie qui ait du sens. Développez vos capacités et améliorez ce qui présente des difficultés. Remplacez la guerre, la destruction, la loi du plus fort, c'est à dire les maux qui sont occasionnées par les hormones masculines (présentes aussi chez les femmes) plutôt que par leurs neurones, par des valeurs féminines : introduire de l’entraide et de la beauté dans le monde, par une intelligence qui allie la pensée et le cœur, le respect et le soin au corps et au cœur, au développement de votre intuition belle et créative, pleine de forces de vie et d’amour.

-1  Pour faire simple, on vous vend l’image qu’un nombre « représentatifs de personnes » a trouvé la plus attirante. Comme les discours qui reprennent les demandes identifiées par un sondage, on vous sert le plat que vous avez commandé.

2-  Pour aller un peu plus loin, car l’immaturité est un des grands fléaux de notre époque, ce sont des parents ou des éducateurs aimants qui ont donnent le sens des limites et des règles du jeu. Dès qu’il marche l’enfant doit apprendre par lui-même avec l’aide attentive et bienveillante, que le chaud brûle et qu’il ne faut pas s’en approcher, puis que l’on peut tomber dans les escaliers, regarder avant de traverser. Chaque étape de son développement sera un acquis pour devenir chaque fois plus autonome. C’est dur d’apprendre que l’on n’a pas le droit de faire tout ce qu’on veut, que l’on doit respecter les affaires des autres, qu’on ne peut pas avoir tout ce qu’on veut, quand on veut à condition de crier assez fort et assez longtemps. Les écoles de parents sont trop rares, pour que de jeunes parents comprennent que c’est aimer ses enfants que de leur apprendre à retenir leurs désirs et envies, qu’ils pourront les satisfaire que dans des conditions permises. Apprendre « Mettre de plus en plus de distance entre le stimulus (je le veux) et la réponse (je l’obtiens) », est un des buts de l’éducation. Car découvrir à 14 ans que l’on ne voler quelque chose que l’on voulait, c’est le risque de se retrouver arrêté et au poste de police. Cela coûte cher surtout pour l’estime de soi.

mardi 19 juin 2018

Séminaires d'été 2018









Carleen Binet

Séminaires d'été 2018
2 séminaires en juillet 2018
Du 16 au 20 juillet 2018
Comment développer votre confiance en vous-même pour vous construire une vie personnelle et professionnelle qui ait du sens (tout public)
et
du 23 au 27 juillet 2018
Comment devenir Napoléon et éviter Sainte-Hélène(Niveau avancé)

Comment développer votre confiance en vous-même
L'estme de soi, son périmètre de confort et plaisir, mes batteries énergétiques, les fonctions de ma personnalité et mon triangle d'excellence

Comment devenir Napoléon et
éviter Sainte-Hélène
Les ressorts de l'ambition, bien connaitre mes forces pour me développer, faire de mes difficultés des moteurs, mise en oeuvre et réussite à long terme

Carleen Binet
Passionnée par le potentiel inexploité des personnes, j’accompagne des cadres dirigeants à développer et exploiter leurs ressources, conquérir autonomie et confiance en eux. 

Je vous propose de télécharger gratuitement mon dernier ebook

Il servira lors des séminaires de cet été.
Vous y êtes les bienvenus
Carleen Binet
MO P S Y / E.F.M.
Coaching et Formation
Expert APM et GERME
Membre titulaire de la Société Française de Coaching
Psychanaliste membre de la SFPA et de líIAAP