jeudi 7 novembre 2019

Jean-Pierre Farandou, le nouveau président de la SNCF - Beau Parcours – Sacré défi !




La première impression est celle d’un visage assez sévère que l’on pourrait retrouver chez des moines soldats raides, combatifs et exigeants, à la détente et à l’humour difficiles.

Désolée, je n'ai pas trouvé de vrai profil
et comme, il baissait la tête, j'ai dû la
redresser pour donner l'inclinaison
droite
Son profil aérodynamique propulse Jean-Pierre Farandou dans l’action, le défi, le besoin de progresser et faire progresser les équipes et l’entreprise qu’il dirige. 


Cet aérodynamisme le met plus du côté de l’ambition d’exercer ses talents que de l’acquisition ou de la jouissance. Mince et tonique, cela confirme l’homme au rythme rapide et soutenu et aussi un certain ascétisme, un besoin de contrôle sur lui-même, les autres et sur son activité professionnelle.  Ceci est encore renforcé par sa bouche qui s’est crispée avec les ans, comme la ride de concentration entre les sourcils, deux éléments qui sont corrélés, par leur constriction, à la force de caractère qu’il a fallu pour atteindre ses objectifs. Il peut y avoir une inflexibilité quand il est contré de façon non sportive, malhonnête selon ses critères et valeurs scrupuleuses.  Homme de désir et d’engagement cela l’incite à une posture éthique. On retrouve le chevalier qui se missionne héroïquement pour gagner et sauver ses protégés. Il va rassembler ses troupes, donner l’exemple et réussir. C’est un développeur et aussi un compétiteur dans le sens sportif du terme.

Il y a aussi du chasseur actif et explorateur, qui aime poursuivre l’objectif qu’il se fixe. Difficile pour lui de rester immobile, à l’affût. Sauf intellectuellement et s’il a plusieurs fers aux feux. Il peut alors effectivement bondir sur l’occasion. L’attente, comme la routine lui est rebutante. Ténacité et opiniâtreté ont dû souvent l’obliger à ronger son frein devant les couleuvres inévitables que doit avaler celui qui se dirige vers le pouvoir. Sa capacité à se dépasser s’allie à sa compréhension intelligente de ses propres capacités de progressions. Il s’y attelle sans fléchir. Arrive-t-il à admettre que tout le monde n’est pas câblé comme lui et que la résistance au changement, et l’immobilité inquiète, sont souvent dominantes chez ceux qui ont été échaudés ou bloqués à chaque initiative ?
Là aussi, son tempérament de battant et son intelligence doivent trouver un compromis ou une alternative, ce n’est pas facile pour lui.

La mandibule plus étroite et douce tempère un peu son ardeur. Il n’aime pas poursuivre une seule tâche longtemps, il a besoin de les varier pour tenir la distance. Il va lancer les actions, et ensuite déléguer leur accomplissement. Sa capacité de contrôle doit exiger un reporting précis pour en suivre l’exécution.

Comment évacue-t-il le stress et gère-t-il son énergie ? Sport, running, boxe ? Il est important qu’il ait une soupape, par le corps, qui lui permette d’évacuer les doubles contraintes que tout manager est contraint d’affronter.

Le triangle de communication est grand, il aime communiquer sur les sujets qu’il maîtrise bien, pour expliquer, motiver, entraîner. Sa forte tonicité en fait un homme qui aime convaincre, avoir raison. On lui prête une capacité d’écoute, cela a dû être un apprentissage laborieux, la tonicité générale fait que le lâcher prise et la réceptivité lui sont difficiles. Il sonde plutôt qu’écouter son interlocuteur sur ses sujets de préoccupation plutôt et accueillir ce qu’il dit, à sa manière et à son rythme. Il a un côté « sois parfait », il veut aboutir vite et à sa façon, les autres sont des moyens pour y arriver. Son perfectionnisme a dû l’amener à se former aussi à la communication, Bon élève, il en applique les leçons, mais est-ce que cela est perçu comme sincère ?
 Une sensibilité fine, visible à la délicatesse active de ses narines, le dessin élégant de sa bouche et de ses yeux, ainsi qu’au bâti osseux plus étroit, en font un interlocuteur précis et plus sensible qu’il ne le voudrait. Cela augmente sa perception de l’autre et compense, s’il n’est pas trop stressé, son besoin d’aboutir rapidement et selon ses critères, dans les négociations.
Sur le plan affectif, l’aplatissement des côtés du visage et des sinus maxillaires en fait un homme réservé, très pudique de ses sentiments mais bon camarade, le prouvant plutôt par l’action que la parole. Il a cependant du mal à tolérer les états d’âme et la lenteur, ou ce qu’il prend pour de la paresse chez les autres, puisqu’il ne les accepte pas chez lui-même. Il est très indépendant et autonome avec des capacités de leadership par son aptitude à entraîner et mobiliser les hommes, à donner l’exemple de son engagement et de sa capacité de travail. Ce relationnel « sportif », lui permet aussi d’accepter les règles du jeu. Son tempérament ardent incite les hommes à évoluer vers plus de modernité et d’efficacité.

 La diplomatie, comme sa capacité d’écoute est certainement un acquis qu’il doit travailler avec application et constance. Il s’oblige à attendre le bon moment pour agir. La difficulté étant d’allier sa finesse d’esprit et son tempérament plus fougueux. On retrouvera cette finesse comme composante de son intelligence.

Il a besoin de se sentir utile et d’amener ses équipes vers une progression permanente. Il estime les autres sur les mêmes valeurs que celles qui l’animent, l’efficacité, le travail bien fait, le désir de progresser, la droiture, la persévérance vers l’objectif à accomplir, le sens des responsabilités, l'entraide entre compagnons.

Son besoin de reconnaissance est assez internalisé, c'est à dire que c’est lui-même qui juge ses résultats avec une exigence supérieure à celle demandée. Il s’affirme en fonction d’une estime de lui-même due à son travail et ses résultats. Il n’est pas à la recherche de signes de reconnaissance, même si cela fait toujours du bien. Des maladresses de ses hiérarchiques dans ce secteur, peuvent être perçus douloureusement, étant donné la sensibilité que nous avons déjà remarquée.
Son attitude devant le conflit doit refléter son ambivalence. L’agressivité qu’on peut lui adresser le hérisse et lui donne envie de rétorquer, le contrôle auquel il s’oblige lui permet de se contenir, avec un effet cocotte-minute dangereux. C’est pour cela que je me demandais comment il évacuait son stress. Il ne doit pas bloquer pas la soupape de sécurité !  M

 Cela doit être évidement plus complexe dans sa vie privée puisque ce ne sont pas les mêmes critères qui permettent de ressentir et d’échanger de l’affection, On souhaite que son épouse soit aussi un TJ 😊 (fonction pensée et jugement du MBTI), c'est à dire une femme aussi organisée et ordonnée que lui.
Puisque nous parlons des fonctions, on sait qu’une fonction pensée dominante, ce que je pense être son, cas induit une fonction sentiment moins habile, c’est une des raisons pour lesquels il n’aime pas être amené sur ce terrain qu’il maîtrise moins bien.
Je conseillais à une personne qui avait un patron câblé un peu comme lui et qui voulait demander une augmentation, de plutôt mettre en avant sa rentabilité et ce qu’il avait permis de faire gagner à l’entreprise. Surtout à ne pas se présenter comme une victime incomprise.
              

Comme son étage le plus expansif est l’étage cérébral (grand font bombé et oblique avec une gouttière horizontale souplement esquissée), sa communication sera assez mentale pour protéger son affectivité susceptible. Il parlera volontiers des sujets qui l’intéressent, voudra aller au fond des choses pour les comprendre. La vivacité scrutatrice de son regard abrité sous des sourcils fournis apportent avec les bosses sus-orbitaires importantes un côté pragmatique à sa pensée, il veut des résultats concrets et mesurables. Sa formation d’ingénieur des Mines a dû augmenter son intelligence analytique et structurée, sa concentration mentale sur l’essentiel, avec parfois trop de focalisation sur les détails. Organisé et curieux, son tempérament dynamique le pousse aussi à s’intéresser à l’innovation, à vouloir faire progresser les structures et les process. Le temps que cela peut prendre pour faire bouger une entreprise qui a du mal avec le changement et l’évolution doit sérieusement challenger sa patience. C’est sans doute l’histoire de sa carrière.
La tonicité sur laquelle nous revenons encore avec la constriction de la bouche et de la ride de concentration entre ses sourcils, augmentent le côté « cerveau gauche » de sa pensée au dépend du « cerveau droit », celui qui est plus réceptif, imaginatif, avec une vision globale. Prend-il en compte ses intuitions ou les considère-t-il, comme tout ce qui n’est pas démontrable, comme nul et non avenu ?

 S’il lâchait un peu prise et se le permettait, il pourrait avoir une intuition des problèmes qui se posent et de leurs solutions, (souplesse du dessin d’un front très oblique et arrondi en zone imaginative), il faudrait alors qu’il l’étalonne pour lui faire peu à peu confiance.  Cette possibilité intuitive augmenterait ses possibilités stratégiques et une vision prospective qui sont actuellement en polarité opposée avec son besoin de contrôle serré. Pour cela il faudrait plus de recul, lâcher et déléguer le concret et l’organisation pointilleuse pour se permettre de réfléchir en dehors des contraintes et du stress. Peut-être y arrive-t-il pendant qu’il fait du sport, s’il est solitaire et relativement en activité physique automatique.

Il serait plus facilement un tacticien qu’un stratège. Il se projette facilement vers le futur pour l’anticiper et le développer, il n’ose pas l’imaginer, terrain trop mouvant. Il va préférer étudier comparativement les stratégies proposées par ses collaborateurs et trancher vers celle qui lui semble donner les plus importantes chances de réussite. Il sait décider et s’y tenir.


On ne peut que lui conseiller de travailler sur le recul et la détente, montrer plus de tolérance envers lui-même et les autres. Un humour bienveillant envers ses « défauts » sera la marque de ce progrès et de pouvoir développer un meilleur charisme.