samedi 19 juin 2021

ONS JABEUR, la Guerrière

 


La semaine dernière je suivais les informations d’un œil distrait.  Rolland Garros, des femmes qui courent sur un court de tennis. Je prends un uppercut en apercevant une magnifique femme puissante qui se bat comme une lionne, sans retenue. J’entends ʺTunisienneʺ, sans comprendre son nom. Or je pars pour Tunis la semaine prochaine animer un séminaire pour des chefs d’entreprise qui ont pris Didon, la reine carthaginoise, pour nom de leur Club. Qui est cette jeune tunisienne ? C’est Ons Jabeur, huitième tenniswoman mondiale !

Je cherche des photos sur la toile. Les journalistes prennent surtout des photos très expressives pour faire un scoop, et cela est de peu de secours pour la morphopsychologue qui cherche des repères anatomiques pour construire un portrait qui rende compte de la personnalité étudiée.


Heureusement, le photographe qui fait le reportage photo, quand elle est nommée ambassadrice de Qatar Airways, sait prendre des photos nettes (c’est vrai que c’est plus facile quand elle pose que quand elle court !), et grâce à lui, j’ai une ʺpresque faceʺ où elle ne sourit pas. Les flous quand elle coure feront l’affaire pour repérer son aérodynamisme impressionnant. Quelques caractéristiques morphologiques : la puissance de l’ossature toute en expansion qui se corrèle avec un tempérament robuste, dur à la fatigue et au mal. Elle a dû en passer des heures de travail et d’entrainement acharné pour développer et entretenir une telle énergie. Cela n’arrive pas si l’on n’a pas de sacrées revanches à prendre, une volonté acharnée de prouver sa valeur en serrant les dents pendant des années. Cela va développer les masséters qui élargiront et renforceront la mandibule[1]
. Cet effort permanent, depuis son enfance, pour se contraindre au lieu de s’amuser, a affiné la bouche en parallèle avec le développement de sa ténacité. Nous avons déjà une idée d’où elle tire son énergie et sa
volonté, si nous y ajoutons son aérodynamisme important, nous avons en plus la compétitrice, celle qui veut être la première, avoir une encolure d’avance, et qui va mettre toutes ses ressources pour y arriver. Nous sommes dans des domaines très instinctifs de sa nature. Ons est évidemment beaucoup plus complexe. 


Deux éléments attirent mon attention, d’abord celui de l’équilibre entre les trois « étages » de son visage. Nous avons déjà vu l’expansion de son étage mandibulaire et sa projection vigoureuse responsable du niveau de réalisation physique, du faire, du besoin de s’affirmer et de vaincre.

 L’étage médian avec des pommettes larges et le nez bien équilibré
reposant sur des sinus maxillaires protubérants est celui d’une femme généreuse, aimant aider les autres et aussi les entrainer à sa suite. Elle a de capacités de leadership qui lui permettront une reconversion dans le management des équipes, quelles soient sportives ou entrepreneuriales. Elle donnera certainement de son énergie, de sa combativité et de sa générosité dans des organisations d’aide où elle trouvera le sens à donner à ses talents volontaires et humains.




Le deuxième élément remarquable est la concentration en finesse de ses yeux, de ses narines et du dessin de sa bouche qui sont les communicateurs conscients de son tempérament inconscient. C'est à dire que Ons se sent beaucoup plus sensible qu’elle peut le paraitre. La puissance apparente de son gabarit n’est pas ce qu’elle ressent. Il y a de la finesse et de la délicatesse, un besoin de beauté dans ce qui l’entoure et sur elle-même. C’est une vraie contradiction à résoudre. Elle se ressent comme fine, délicate et sensible, alors qu’on peut la croire puissante et invulnérable.  Elle a dû surjouer la bagarreuse pour impressionner ses adversaires, mais ceux qui la connaissent bien doivent savoir sa sensibilité fine et comment elle peut être susceptible et blessée quant on l’attaque ou ne la respecte pas.

Le grand front est aussi en expansion signant, avec les autres éléments en dilatation du visage, une intelligence avide de comprendre et d’accumuler des connaissances dans des domaines très variés.

Les yeux plus enfoncés et légèrement rapprochés viennent apporter du contrôle dans ce qui pourrait être


de l’éparpillement. Elle a appris à trier ce qui lui était utile, à se concentrer. Il ne faudrait pas que ce sérieux lui diminue ses capacités intuitives en voulant les contrôler. La ride de concentration que l’on voit s’esquisser chez cette très jeune femme en est le signe. Le désir de faire plaisir, sans doute à ses entraineurs et éducateurs en se concentrant en se focalisant sur les consignes à exécuter pourraient la priver d’un atout essentiel pour gagner, la stratégie ! C’est-à-dire que, si elle se permet de ʺvoirʺ le coup génial, non par déduction mais par ʺvistaʺ intuitive, elle peut totalement surprendre son adversaire en repérant l’ouverture inattendue. Il n’y a pas que l’obéissance aux règles, aux consignes qui fait gagner, il faut aussi savoir innover, garder le plaisir du jeu pour surprendre son adversaire.

La discipline qu’on lui a imposée est intégrée, elle doit maintenant aussi arrêter de vouloir tout contrôler et savoir se laisser aller, laisser son intuition lui souffler du génie.

Dans sa vie privée, c’est encore plus important si elle veut s’y régénérer et oublier la bagarreuse qui n’a rien à y faire. Savoir lâcher prise pour se sentir vivre et faire exister les autres parties de sa personnalité qui ne peuvent s’exprimer sur un court.

Je ne peux m’empêcher de comparer cette reine sportive à Didon[2], la reine de Carthage qui se suicida pour avoir été abandonnée par Enée, dont elle s’était éprise. Imaginez que Didon ait eu les traits de Ons ? L’histoire, si elle est vraie, aurait été fort différente. D’abord, sa vigilance n’aurait sans doute pas été prise en défaut. On ne reste pas au pouvoir si l’on n’a pas de solides réseaux d’informateurs.


Certes, elle aurait été dévastée par le projet d’Enée de l’abandonner, son affectivité très tendre en aurait beaucoup souffert, parce qu’elle n’a pas des défenses très solides à ce niveau. En revanche, son intelligence, son besoin de prouver sa valeur et son tempérament guerrier et fier aurait vite fait de le rattraper pour lui apprendre le respect et les lois de l’hospitalité.

Qui raconte cette histoire ? Un homme, le poète romain, Virgile, pas un farouche carthaginois. Tu n’as pas dû te laisser faire Alashiyya[3] !

La reine Ons et son mari champion d'escrime et son entraîneur.  




[1] Comme la rééducation d’une jambe cassée et immobilisée pendant un mois va recalcifier les os affinés par le manque d’exercice. En se remusclant, la jambe mobilisée va récupérer.

[2] À propos du sens de Didon, Servius, commentateur de Virgile, suppose que Deidô-Didon signifierait « celle qui agit virilement »« femme courageuse ».

[3] Sans doute le nom original de Didon



jeudi 20 mai 2021

Sarah la Nantaise, ma favorite pour Top chef

 
Sarah la Nantaise, portrait rapide du 30 avril 2021 semaine 12


J’ai un petit crush pour Sarah, elle a ouvert son restaurant dans ma ville, c’est la dernière femme en lice dans le concours Top Chef que je suis avec beaucoup d’intérêt, et elle a une formation plus atypique que les autres candidats. J’aime les personnalités aux marges, c’est toujours aux marges que nait le futur.

Analyser son visage parait simple au départ, le profil aérodynamique et la tonicité générale signe la femme d’action, le besoin de défi et d’innovation, de surfer sur le haut de la vague pour voir plus loin. Rapidement, je perçois des éléments plus complexes et subtils. 




Cette jolie jeune femme a un front d’ingénieure, finement sculpté, dont on repère la petite dépression au milieu du front. Elle aurait pu faire des études scientifiques, mais n’a-t-elle pas été trop indisciplinée dans son enfance pour que les professeurs n’essaient pas de casser ses initiatives et sa façon de faire. Ou bien, de longues études en restant sur un banc pendant des années n’ont-elles pas semblées insupportables à cette fille pressée de voler de ses propres ailes.


Il y a un contraste entre ce tempérament ardent, promouvant et la finesse, l’élégance du dessin de ses yeux, de ses narines délicates et vibrantes et de la bouche tendre, tracée comme l’arc de Cupidon. Ces derniers éléments vont lui amener une grande sensibilité d’appréhension des choses et des êtres, du goût, du raffinement. 

Pas facile d’allier la rapidité et la précision, l’envie d’aboutir sans délai et celui de prendre le temps de faire bien et beau.

Autre élément qui a complexifié sa personnalité, le côté très directif et parfois dans le pouvoir (j’ai toujours raison 😊) qu’impulse l’aérodynamisme et la grande tonicité de la chair, des yeux et des narines qui rencontrent une mandibule plus douce et réceptive.


 Le léger moelleux vénusien sous le menton, le dessin et le pulpeux de la bouche qui acceptent de recevoir et pas seulement prendre. Elle doit faire vivre ensemble la réceptivité sensible et la combativité impérieuse, cela ne doit pas être facile tous les jours.




Ce sont les contrastes dans une personnalité qui la rende plus subtile et intéressante, même s’ils sont parfois difficiles à gérer.

En résumé, on pourrait dire :

Les points forts sur lesquels Sarah peut s’appuyer

  • Dynamisme ardent
  • Esprit d’initiative
  • Capacité à progresser et se dépasser
  • Leadership
  • Générosité profonde
  • Intelligence structurée, logico-déductive
  • Imagination cadrée
  • Observation particulièrement fine
  • Sensibilité esthétique
  • Finesse d’approche et de goût.

 Les points qu’elle peut améliorer

  • L’écoute
  • Le lâcher-prise
  • La disponibilité (quand ce n’est pas elle qui en a pris l’initiative)
  • Débrider l’imaginaire coincé par le contrôle et la rationalité.
  • Attention au fait qu’elle a tendance à entreprendre au-delà de ses forces.
  • Un peu Jeanne d’Arc (attention elle a fini au bûcher !)

                                En lui souhaitant de gagner ce magnifique défi.

 

19 mai, semaine15   Bravo Sarah, elle est en demi-finale!✌👍

jeudi 13 août 2020

Kamala Harris sera-t-elle la première femme Vice-Présidente des Etats-Unis d'Amérique?

 

Quel charme et quel sourire éclatant, voici la nouvelle éventuelle Vice-Présidente des Etats-Unis d’Amérique, si le Démocrate Joe Biden est élu face à Donald Trump en novembre prochain.

Il me fut très difficile de trouver des photos où elle ne sourit pas, voire éclate de rire, cochant toutes les cases de l’Américaine ʺsuccessfulʺ, celle qui connaît les codes permettant de réussir dans cette société très normée.

Le ʺtriangle de communicationʺ qui lui mange le visage indique la corrélation avec ses capacités d’adaptation, à se fondre dans les milieux qu’elle rencontre et pénètre. Cela lui donne envie d’absorber les informations et d’échanger ce qui est un des plus grands plaisirs de sa vie.  De ce fait, elle est sans doute plutôt extravertie, optimiste et gourmande d’échanges.


Dès qu’on voit son profil, la ʺnice girlʺ, la gentille fille se double d’une femme d’action rapide (l’aérodynamisme du profil), volontaire à la composante masculine importante qu’enrobe la joliesse et la finesse de ses traits. Elle sait ce qu’elle veut, elle y va en godillant habilement entre les récifs que les jaloux et opposants dressent sur sa route.  Cet aérodynamisme l’amène aussi à aimer explorer, aller vers ce qui est innovant et même explorer l’inconnu.

Fonceuse certes, mais pas forcément téméraire, il y a assez d’éléments de retenue que l’on perçoit bien sur son profil, la bouche fermement occluse, le léger recul des côtés du nez, les yeux un peu enfoncés et le creux dans le front. Elle évalue les risques, freine si c’est inopportun, attend une meilleure ouverture pour y aller, si c’est judicieux.

Retenue et finesse par la délicatesse des traits, le dessin harmonieux de sa bouche, la finesse vibrante de ses narines et le tracé élégant de ses yeux qui rappelle celui de Néfertiti.

On creuse un peu plus ?

Sur le plan physique nous avons déjà vu la femme d’action, au rythme rapide et dynamique. C’est un cheval de course, elle aime être devant, prendre les initiatives, progresser sans cesse, se dépasser et prouver sa valeur. On peut cependant se poser la question si la proportion entre son besoin d’échange et d’extraversion (le triangle de communication) n’épuise pas sa vitalité en lien avec son ossature, fine et légère pour assumer tant de besoin d’appartenance et de reconnaissance. Heureusement les freins que nous venons de voir l’alertent sans doute quand sa batterie énergétique s’épuise, mais sa volonté affirmée et impérieuse (mandibule solide et très projetée) et son ambition lui font sans doute aller souvent plus loin que ses forces. Du côté plus positif cette alliance lui donne aussi une flexibilité, une souplesse physique de torero. Et à voir les attaques qu’elle subit, elle va vraiment avoir besoin de faire passer les taureaux sous sa muleta pour éviter leurs charges souvent peu subtiles. C’est sans doute un grand atout pour sa capacité à négocier.

Elle est tenace, mais ne se bloque pas sur un objectif, cette souplesse et son intelligence lui permettent de n’affronter que ce qu’il est possible d’obtenir, et de classer ce qui ne l’est pas dans la liste des chantiers qu’elle entreprendra quand ce sera opportun. Le désir est fort comme l’ambition, mais elle tient les rênes de ses élans.

Compétitrice comme toutes les personnes aérodynamiques, elle a de l’audace et la volonté de gagner, le besoin de défis et n’a pas peur d’affronter ceux qui la cherchent. Combativité à un niveau instinctif, retenue par l’éducation reflétée par les freins que nous avons soulignés, son expérience de longues années de joutes et de débats et son intelligence rapide et adaptative lui ont appris que les combats politiques se jouent bien plus souterrainement.           

Sur le plan relationnel, comme nous l’avions vu, Kamara est une grande communicante, elle aime créer du lien, c’est même une de ses qualités premières, elle aime échanger et s’adapter en souplesse en ressentant presque d’instinct les codes qui le lui permettront. Son étage affectif étant expansif, il y a une générosité de cœur et un besoin d’aider qui est dans ses valeurs profondes et donne un sens à ses actions. Ces valeurs seront donc l’entraide, le combat contre l’injustice et toutes les souffrances.

Allié à son dynamisme, son enthousiasme et à sa combativité cela lui donne de grandes capacités à mobiliser et stimuler les personnes à la suivre dans ses actions et même dans ses combats. La compétition et les défis la stimulent. Elle va en avoir besoin ! Heureusement qu’ elle sait contenir ses élans et sa réactivité.

Ses qualités de cœur et sa sensibilité délicate lui donnent du ʺfeelingʺ, cette capacité à ressentir l’état émotionnel de son interlocuteur et à s’y ajuster. Ce sera sans doute un grand atout pour être en phase avec les électeurs pendant la campagne présidentielle.

Cependant sa grande sensibilité la laisse souvent désarmée devant les attaques personnelles et injustes. Les capteurs sont tendres. Elle croit que son intelligence peut lui permettre d’endurer les agressions mensongères, ou non, qui ne manqueront pas de la blesser. Sa tête peut le comprendre, riposter et le supporter, mais son cœur beaucoup plus difficilement. J’espère que la garde rapprochée qu’elle a sans doute dû se constituer et son mari sauront consoler sa vulnérabilité bien cachée sous le masque de la guerrière pugnace.

Même si elle s’est cachée pour mettre un genou à terre le soir auparavant, une résilience importante, grâce à son énergie de battante, va lui permettre de repartir avec un courage, une belle confiance en elle-même et une affirmation personnelle renouvelée, le matin suivant. Ce n’est pas la première fois et ce n’est pas la dernière. Elle encaisse sans doute depuis sa toute petite enfance, mais cela ne l’a pas vraiment durcie, elle conserve cette vulnérabilité qui lui permet d’être en relation avec son cœur. Ses interlocuteurs doivent le sentir et faire la différence avec les politiciens qui ne sont que dans le discours et la rage d’écraser l’adversaire.

Avec la hiérarchie, elle sait composer, séduire et s’allier, fine diplomate qu’elle est. Elle accepte les règles du jeu, quitte à stocker les dossiers de ce qu’elle voudrait réformer.  Elle a appris à se concentrer sur les combats qu’il est possible de gagner et attendre en souplesse le temps où il sera possible de mener les suivants.

Très autonome dans sa façon d’être, elle est cependant vulnérable par son besoin de reconnaissance, elle a besoin de démontrer sa valeur et de la voir reconnue. D’une part, c’est un booster puissant qui l’entraîne à toujours progresser et réussir, de l’autre c’est une fragilité car cela atteint son estime d’elle-même. Peut-être à la façon d’une petite voix intérieure malveillante qui lui reproche ses erreurs, avec des toujours, des encore, etc. Je lui souhaite d’avoir travaillé suffisamment sur elle-même pour savoir arrêter cette carabosse persécutrice et la remplacer par des phrases de soutien.

Son estime des autres s'appuie sur la reconnaissance des valeurs qui sont les siennes : le désir de progresser et de faire progresser les personnes, l'entraide, le combat contre l’injustice et toutes les souffrances, la capacité à entraîner vers un progrès, l'enthousiasme pour ce que l'on fait, le courage, la capacité à relever les défis et à saisir les occasions, la finesse d’esprit et de comportement, l’intelligence et la créativité. La liberté.     

Un charisme certain se dégage de cette capacité à se mettre en phase avec les gens et de savoir les entraîner vers l’avenir qu’elle leur propose.

Ses difficultés seront de protéger sa sensibilité des coups qu’elle va recevoir et de ne pas se laisser entraîner par sa combativité et trop d’intelligence pour riposter. Ce qui serait mal vu par une grande partie de l’électorat. Et aussi ne plus avoir suffisamment de temps avec ses proches pour recharger sa batterie affective. Les coups bas l’atteignant gravement, surtout s’ils viennent de personnes en qui elle avait confiance. Et c’est hélas, une donnée constante en politique.   

 

Sur le plan intellectuel, l’intelligence étant une fonction globale de la personne, si on s‘appuie sur la morphologie du front pour essayer de comprendre son fonctionnement, tout le reste du visage vient y participer.

Par exemple, l’élégance de ses traits se reflétera dans l’élégance de sa pensée et j’espère de son écriture (pour le moment je n’ai rien lu qu’elle ait écrit). Le grand triangle de communication et la bouche charnue dans l’avidité d’apprendre, l’ouverture d’esprit et l’envie de consommer de l’information pour ensuite la faire passer au crible de sa réflexion avec le même plaisir de restituer ce qu’elle aura compris et intégré.

Nous avons donc un front expansif, large et bombé avec une pente aérodynamique donnée par les bosses sourcilières. C’est un front que l’on trouve souvent chez les ingénieurs et les juristes (ouf ! ça tombe bien, elle a fait des études de droit et a ensuite exercé la fonction de Prosecutor (Procureur de la République). En effet, le creux au milieu du front fait frein à la rapidité de la pensée pour prendre le temps de réfléchir. La pensée logico-déductive (cerveau gauche) qui en résulte va donner une pensée claire et bien organisée. J’observe les yeux légèrement abrités qui réduisent sa focale pour plus de précision, une meilleure attention aux détails. Le pragmatisme va être apporté par les bosses sourcilières, reliquat de nos ancêtres chasseurs, et la mandibule bien accrochée au concret. Ensuite, elle emmagasine toutes ces informations pour les mâcher, les digérer et les analyser. Le vaste front rond en sa partie supérieure apportera ses qualités « cerveau droit » intuitif et imaginatif. Il lui suggérera des solutions déjà utilisées ou inventées sur l’instant. Si elle se le permet, que la juriste n’écrase pas la stratège créative, elle peut inventer les solutions inattendues qui feront la différence.

Tout cela est se mêle à son besoin d’efficacité et de rapidité, la rendant créative et ingénieuse pour

répondre du tac au tac dans les débats. Elle a la réputation d’avoir parfois la dent dure. Cette érection de sa composante masculine risque de la desservir, certes elle pense qu’elle se fera mieux respecter ainsi. Descendre au niveau des bagarres de bac à sable au lieu d’élever le débat avec des trouvailles plus fines qu’acerbes serait plus proche de son élégance d’être, de sa capacité à prendre de la hauteur de vue et de son sens esthétique corrélé à la finesse de ses traits et le bombé de recherche de la belle forme sous la queue du sourcil.

L’ouverture de la communication et des idées crée sans doute une difficulté à trancher et prendre des décisions. C’est renoncer à toutes les autres possibilités qu’elle pouvait envisager. Son rôle de procureur et son besoin d’aboutir l’ont sans doute entraînée à affiner son sens des priorités.  

J’espère que ses longues années d’entraînement au débat politique l’ont un peu armée, qu’elle peut avoir du recul envers « le jeu » politique et un humour bienveillant envers elle-même qui apaise la brutalité des affrontements. Et surtout que sa protection rapprochée lui permettra une longue vie et qui sait, dans les temps futurs, la possibilité d’être la première femme présidente des Etats Unis d’Amérique.

   

 

jeudi 23 avril 2020

Top Chef - Adrien Cachot- candidat atypique, sosie d'un grand compositeur


22 avril 2020 Top Chef, saison 11 épisode 10

Adrien Cachot, un des finalistes de Top Chef 2020 a un physique complètement différent de tous les autres concurrents.  Mais à qui me fait-il penser ? Il me rappelle un compositeur. Le même regard endormi, la même allure de rêveur. Lors de sa première prestation à Top Chef, il avait disparu au début de l'épreuve, on le cherchait. Il revint tranquillement, sans se presser vers Hélène Darroze qui l’interrogea, "mais où étiez-vous" ? « Aux toilettes » ! Visage interloqué : « ah ! celle là on ne me l’avait pas encore fait ».

Oui, je me shoote à Top Chef pendant le confinement !  J’ai repassé les saisons 8, 9 et 10 époustouflée par le courage et la créativité de ces jeunes gens. Je nourris aussi mon violon d’Ingres, celui par lequel je reviens dans ma fonction sensation pour me reposer d’un métier qui fait trop appel à mon cœur et à ma tête. Faire la cuisine, goûter, sentir les saveurs, me demander ce qui manque, ce qui apporterai le peps, le plaisir de la dégustation. Faire plaisir et voir le regard de mon goûteur ou de ma goûteuse qui fait rouler sa bouchée et puis qui se détends, sourit, se recule en arrière et montre son plaisir.


Adrien donc. Il est vraiment atypique. Il n’a pas la tête de l’emploi, coiffure improbable, l’air endormi, pas tout à fait là. Il ne tiendra pas une semaine. Pourtant, de semaine en semaine, il fait des plats de plus en plus créatifs, commence à surprendre et à susciter le soupçon que cet extraterrestre a toutes ses chances de gagner.

J’observe son visage avec un œil de morphopsychologue. Une ossature puissante et dilatée, il a de l’énergie et peut tenir la distance. Un aérodynamisme projette la mandibule vers l’avant est corrélatif avec un besoin de d’aller de l’avant, de progresser, d’être le premier. 

Son front a un volume carrément démesuré en comparaison de son étage affectif. Les côtés du nez sont très reculés dans le masque signant une grande introversion, des difficultés relationnelles. La mandibule plus étroite et projetée en avant le mène dans l’action, le besoin de gagner plus que de construire matériellement.   

Maintenant tout est dans les communicateurs.
Ce nez particulièrement élégant, droit, assez court, aux narines délicates et vibrantes indiquant une sensibilité très fine.  

La bouche assez charnue et peu dessinée correspond à une sensualité plus gourmande, un peu rabelaisienne.

Comment va-t-il faire vivre ensemble cette contradiction? Sans doute la sublimer par une vie imaginative intense et prioritaire (son énorme zone imaginative qui fait dôme dans la partie supérieure de son front) qu’augmente encore l’atonie des yeux qui l’amène dans le rêve et la mise en musique, en saveurs, de sa sensibilité et de sa gourmandise.






Et alors qui a-t-il éveillé dans ma mémoire, ce grand front à la zone imaginative démesurée, ces yeux atones, l’étage affectif reculé, introverti et la mandibule plus étroite mais projetée en avant.


J’ai retrouvé celui à qui il me faisait penser, c’est Claude Debussy, ce compositeur du 19ème siècle : « En posant en 1894 avec "Prélude à l'après-midi d'un faune le premier jalon de la musique moderne, Debussy place d’emblée son œuvre sous le sceau de l’avant-garde musicale [….] anticonformiste le reste de sa vie, en rejetant tous les académismes esthétiques. [….]  utilise une palette sonore particulièrement riche et évocatrice. [….]  Claude Debussy laisse l’image d’un créateur original et profond d’une musique où souffle le vent de la liberté. [….]  il laisse l’image d’un créateur original et profond d’une musique où souffle le vent de la liberté. https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Debussy


Adrien Cachot sera-t-il le Debussy de la cuisine du 21ème siècle?

jeudi 7 novembre 2019

Jean-Pierre Farandou, le nouveau président de la SNCF - Beau Parcours – Sacré défi !




La première impression est celle d’un visage assez sévère que l’on pourrait retrouver chez des moines soldats raides, combatifs et exigeants, à la détente et à l’humour difficiles.

Désolée, je n'ai pas trouvé de vrai profil
et comme, il baissait la tête, j'ai dû la
redresser pour donner l'inclinaison
droite
Son profil aérodynamique propulse Jean-Pierre Farandou dans l’action, le défi, le besoin de progresser et faire progresser les équipes et l’entreprise qu’il dirige. 


Cet aérodynamisme le met plus du côté de l’ambition d’exercer ses talents que de l’acquisition ou de la jouissance. Mince et tonique, cela confirme l’homme au rythme rapide et soutenu et aussi un certain ascétisme, un besoin de contrôle sur lui-même, les autres et sur son activité professionnelle.  Ceci est encore renforcé par sa bouche qui s’est crispée avec les ans, comme la ride de concentration entre les sourcils, deux éléments qui sont corrélés, par leur constriction, à la force de caractère qu’il a fallu pour atteindre ses objectifs. Il peut y avoir une inflexibilité quand il est contré de façon non sportive, malhonnête selon ses critères et valeurs scrupuleuses.  Homme de désir et d’engagement cela l’incite à une posture éthique. On retrouve le chevalier qui se missionne héroïquement pour gagner et sauver ses protégés. Il va rassembler ses troupes, donner l’exemple et réussir. C’est un développeur et aussi un compétiteur dans le sens sportif du terme.

Il y a aussi du chasseur actif et explorateur, qui aime poursuivre l’objectif qu’il se fixe. Difficile pour lui de rester immobile, à l’affût. Sauf intellectuellement et s’il a plusieurs fers aux feux. Il peut alors effectivement bondir sur l’occasion. L’attente, comme la routine lui est rebutante. Ténacité et opiniâtreté ont dû souvent l’obliger à ronger son frein devant les couleuvres inévitables que doit avaler celui qui se dirige vers le pouvoir. Sa capacité à se dépasser s’allie à sa compréhension intelligente de ses propres capacités de progressions. Il s’y attelle sans fléchir. Arrive-t-il à admettre que tout le monde n’est pas câblé comme lui et que la résistance au changement, et l’immobilité inquiète, sont souvent dominantes chez ceux qui ont été échaudés ou bloqués à chaque initiative ?
Là aussi, son tempérament de battant et son intelligence doivent trouver un compromis ou une alternative, ce n’est pas facile pour lui.

La mandibule plus étroite et douce tempère un peu son ardeur. Il n’aime pas poursuivre une seule tâche longtemps, il a besoin de les varier pour tenir la distance. Il va lancer les actions, et ensuite déléguer leur accomplissement. Sa capacité de contrôle doit exiger un reporting précis pour en suivre l’exécution.

Comment évacue-t-il le stress et gère-t-il son énergie ? Sport, running, boxe ? Il est important qu’il ait une soupape, par le corps, qui lui permette d’évacuer les doubles contraintes que tout manager est contraint d’affronter.

Le triangle de communication est grand, il aime communiquer sur les sujets qu’il maîtrise bien, pour expliquer, motiver, entraîner. Sa forte tonicité en fait un homme qui aime convaincre, avoir raison. On lui prête une capacité d’écoute, cela a dû être un apprentissage laborieux, la tonicité générale fait que le lâcher prise et la réceptivité lui sont difficiles. Il sonde plutôt qu’écouter son interlocuteur sur ses sujets de préoccupation plutôt et accueillir ce qu’il dit, à sa manière et à son rythme. Il a un côté « sois parfait », il veut aboutir vite et à sa façon, les autres sont des moyens pour y arriver. Son perfectionnisme a dû l’amener à se former aussi à la communication, Bon élève, il en applique les leçons, mais est-ce que cela est perçu comme sincère ?
 Une sensibilité fine, visible à la délicatesse active de ses narines, le dessin élégant de sa bouche et de ses yeux, ainsi qu’au bâti osseux plus étroit, en font un interlocuteur précis et plus sensible qu’il ne le voudrait. Cela augmente sa perception de l’autre et compense, s’il n’est pas trop stressé, son besoin d’aboutir rapidement et selon ses critères, dans les négociations.
Sur le plan affectif, l’aplatissement des côtés du visage et des sinus maxillaires en fait un homme réservé, très pudique de ses sentiments mais bon camarade, le prouvant plutôt par l’action que la parole. Il a cependant du mal à tolérer les états d’âme et la lenteur, ou ce qu’il prend pour de la paresse chez les autres, puisqu’il ne les accepte pas chez lui-même. Il est très indépendant et autonome avec des capacités de leadership par son aptitude à entraîner et mobiliser les hommes, à donner l’exemple de son engagement et de sa capacité de travail. Ce relationnel « sportif », lui permet aussi d’accepter les règles du jeu. Son tempérament ardent incite les hommes à évoluer vers plus de modernité et d’efficacité.

 La diplomatie, comme sa capacité d’écoute est certainement un acquis qu’il doit travailler avec application et constance. Il s’oblige à attendre le bon moment pour agir. La difficulté étant d’allier sa finesse d’esprit et son tempérament plus fougueux. On retrouvera cette finesse comme composante de son intelligence.

Il a besoin de se sentir utile et d’amener ses équipes vers une progression permanente. Il estime les autres sur les mêmes valeurs que celles qui l’animent, l’efficacité, le travail bien fait, le désir de progresser, la droiture, la persévérance vers l’objectif à accomplir, le sens des responsabilités, l'entraide entre compagnons.

Son besoin de reconnaissance est assez internalisé, c'est à dire que c’est lui-même qui juge ses résultats avec une exigence supérieure à celle demandée. Il s’affirme en fonction d’une estime de lui-même due à son travail et ses résultats. Il n’est pas à la recherche de signes de reconnaissance, même si cela fait toujours du bien. Des maladresses de ses hiérarchiques dans ce secteur, peuvent être perçus douloureusement, étant donné la sensibilité que nous avons déjà remarquée.
Son attitude devant le conflit doit refléter son ambivalence. L’agressivité qu’on peut lui adresser le hérisse et lui donne envie de rétorquer, le contrôle auquel il s’oblige lui permet de se contenir, avec un effet cocotte-minute dangereux. C’est pour cela que je me demandais comment il évacuait son stress. Il ne doit pas bloquer pas la soupape de sécurité !  M

 Cela doit être évidement plus complexe dans sa vie privée puisque ce ne sont pas les mêmes critères qui permettent de ressentir et d’échanger de l’affection, On souhaite que son épouse soit aussi un TJ 😊 (fonction pensée et jugement du MBTI), c'est à dire une femme aussi organisée et ordonnée que lui.
Puisque nous parlons des fonctions, on sait qu’une fonction pensée dominante, ce que je pense être son, cas induit une fonction sentiment moins habile, c’est une des raisons pour lesquels il n’aime pas être amené sur ce terrain qu’il maîtrise moins bien.
Je conseillais à une personne qui avait un patron câblé un peu comme lui et qui voulait demander une augmentation, de plutôt mettre en avant sa rentabilité et ce qu’il avait permis de faire gagner à l’entreprise. Surtout à ne pas se présenter comme une victime incomprise.
              

Comme son étage le plus expansif est l’étage cérébral (grand font bombé et oblique avec une gouttière horizontale souplement esquissée), sa communication sera assez mentale pour protéger son affectivité susceptible. Il parlera volontiers des sujets qui l’intéressent, voudra aller au fond des choses pour les comprendre. La vivacité scrutatrice de son regard abrité sous des sourcils fournis apportent avec les bosses sus-orbitaires importantes un côté pragmatique à sa pensée, il veut des résultats concrets et mesurables. Sa formation d’ingénieur des Mines a dû augmenter son intelligence analytique et structurée, sa concentration mentale sur l’essentiel, avec parfois trop de focalisation sur les détails. Organisé et curieux, son tempérament dynamique le pousse aussi à s’intéresser à l’innovation, à vouloir faire progresser les structures et les process. Le temps que cela peut prendre pour faire bouger une entreprise qui a du mal avec le changement et l’évolution doit sérieusement challenger sa patience. C’est sans doute l’histoire de sa carrière.
La tonicité sur laquelle nous revenons encore avec la constriction de la bouche et de la ride de concentration entre ses sourcils, augmentent le côté « cerveau gauche » de sa pensée au dépend du « cerveau droit », celui qui est plus réceptif, imaginatif, avec une vision globale. Prend-il en compte ses intuitions ou les considère-t-il, comme tout ce qui n’est pas démontrable, comme nul et non avenu ?

 S’il lâchait un peu prise et se le permettait, il pourrait avoir une intuition des problèmes qui se posent et de leurs solutions, (souplesse du dessin d’un front très oblique et arrondi en zone imaginative), il faudrait alors qu’il l’étalonne pour lui faire peu à peu confiance.  Cette possibilité intuitive augmenterait ses possibilités stratégiques et une vision prospective qui sont actuellement en polarité opposée avec son besoin de contrôle serré. Pour cela il faudrait plus de recul, lâcher et déléguer le concret et l’organisation pointilleuse pour se permettre de réfléchir en dehors des contraintes et du stress. Peut-être y arrive-t-il pendant qu’il fait du sport, s’il est solitaire et relativement en activité physique automatique.

Il serait plus facilement un tacticien qu’un stratège. Il se projette facilement vers le futur pour l’anticiper et le développer, il n’ose pas l’imaginer, terrain trop mouvant. Il va préférer étudier comparativement les stratégies proposées par ses collaborateurs et trancher vers celle qui lui semble donner les plus importantes chances de réussite. Il sait décider et s’y tenir.


On ne peut que lui conseiller de travailler sur le recul et la détente, montrer plus de tolérance envers lui-même et les autres. Un humour bienveillant envers ses « défauts » sera la marque de ce progrès et de pouvoir développer un meilleur charisme.






jeudi 25 avril 2019

Ce grand charmeur de Jean-Pierre Marielle



Allez ! venez mon ptit, on va aller se prendre un café en face ». Nous venions de terminer l’émission « Secret de star » animée par Isabelle Quenin sur France Inter. Elle m’avait embauché pour faire un portrait de la star qu’elle interviewait. Pendant un an, je suis venue à Paris toutes les semaines pour participer à cette émission et passer derrière le miroir de la célébrité. Le but étant de de pousser une vedette dans sa vérité plutôt que dans sa représentation.

Je n’ai pas retrouvé les notes que j’avais prises pour préparer l’émission. De toutes façons, je n’arrivais jamais à les lire, prise par le face à face avec l’être vivant et non son image. Que lui ai-je dit ? Je me souviens que nous avons beaucoup ri et qu’ensuite dans ce fameux café en face de la Maison de la Radio, c’est lui qui m’a interrogé, tout à fait étonné par ce que je lui avais dit de lui-même, alors qu’il était venu participer à cette « foutaise » car il fallait bien faire la promotion de son dernier film.

Je lui ai sans doute parlé d’un homme beaucoup plus complexe que l’apparence de dilettante derrière laquelle il s’abritait. Beau profil aérodynamique d’un homme qui a toujours besoin d’aller de l’avant, de projet de nouveauté pour fuir tout ce qui pourrait être routine et ensablement.  


Lui ai-je dit que son étage instinctif, celui de l’accrochage dans le réel, dans le faire, la réalisation des projets lancés par son étage cérébral dominant, n’était pas à la hauteur de ses aspirations, de ses rêves. Et que c’est la douceur de ses yeux aux paupières supérieures lourdes d’un peu d’atonie qui lui avaient fait choisir l’interprétation plutôt que la mise en œuvre.



Cet étage cérébral finement sculpté, s’il avait été sur un autre visage, aurait pu lui donner envie de faire des études d’ingénieur ou d’architecte, il en avait les bosses sus-orbitaires, les sourcils fournis près de l’œil un peu enfoncé. Il en avait aussi le creux de réflexion juste au dessus qui donnait l’arrêt suffisant dans l’analyse approfondie des termes du problèmes et la grande zone imaginative pour en faire une synthèse, trouver des solutions innovantes, bâtir un projet, une stratégie.
Mais, mais, cet étage instinctif un peu plus étroit et son aérodynamisme lui donnait la bougeotte et la lassitude devant tout ce qui durait trop longtemps. Je me souviens qu’il me à ce propos, « c’est vrai, j’ai un total manque d’ambition ! »

La bouche douce, les yeux plus rêveurs et surtout ses magnifiques narines fines, vibrantes, corrélatives d’une sensibilité ardente, révélaient une composante féminine permettant l’interprétation d’un personnage, obligatoire pour un acteur. C’est sans doute la raison qui l’a amené vers le Conservatoire et une vie d’acteur contrastée et bien remplie.

Son étage affectif important au nez puissant (enfin un vrai nez adulte et conquérant ! 😊) révélant une grande générosité de cœur mais aussi un recul lui permettant de se protéger, d’avoir la distance nécessaire, la pudeur et l’humour pour ne rien dévoiler de sa sensibilité.

Il s’est marré de mon insistance sur sa sensibilité, lui qui jouait à merveille les personnages bourrus, tout d’une pièce, voire un peu primaires. C’est sans doute ce qui m’a valu ce moment délicieux au café et l’intérêt de Jean-Pierre Marielle pour la morphopsychologie, dont il me dit, séducteur comme toujours, que mon analyse avait été fine et intelligente, beaucoup plus profonde que ce à quoi il s’attendait. Et oui, pour charmer, il faut flatter, et je le fus tout à fait ! C’est vrai qu’avec sa voix, ma conquête le temps d’un café, fut totale !


Et Aussi mon souvenir hilare et attendri de Jean-Pierre Marielle totalement addict aux fesses des femmes dans les « Galettes de Pont-Aven »